Origine du judo au Japon
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Le fondateur du Judo était Maître Jigoro KANO (1860-1938). Jigoro Kano commença par l'étude du Ju-Jutsu à l'âge de 17
ans. Pour cela, il s'entraina avec beaucoup de conviction à l'école de
Maître FUKUDA. |
Malgrès quelques tentatives le Judo commenca réellement à susciter
un intérêt en France au début des années trente. C'est le Maître Mikinosuke
Kawaishi qui dynamisa l'implantation du Judo en France. Il imposa sa méthode.
Celle-ci se voulait plus adaptée à l'esprit occidental. De plus, Maître
Kawaishi créa les ceintures de couleur pour différencier les différents
niveaux entre le débutant et la ceinture noire. Cette idée eut un franc succès.
Le Judo, alors pratiqué hors du pays du Soleil Levant, perdit un peu de
la valeur que Jigoro Kano avait enseignée à de nombreux disciples: l'harmonie
du corps et de l'esprit. Le Judo était devenu un sport et sa notion de
spiritualité s'effaçait peu à peu.
Le Judo connu une forte croissance
malgré les divergences d'opinions entre
différents organismes qui s'étaient créés, tel que la F.F.J.D.A. (Fédération
Française de Judo et Disciplines Assimilées) et le Collège National des
Ceintures Noires.
En 1972, le Judo devint une discipline olympique.
Aujourd'hui le Judo est pratiqué partout dans le monde.
Aperçu historique du judo
Au Japon, le Ju-Jutsu était presqu'exclusivement pratiqué par la classe des guerriers. La caste des Chevaliers Samouraïs avait seul le privilège de porter deux épées, l'une courte, l'autre longue. Si au cours d'un combat le Samouraï était désarmé, il lui fallait poursuivre la lutte à mains nues. L'art des combats à épée et à mains nues était enseigné aux Samouraïs dans des écoles. C'est cet art du combat à mains nues, que devait naître plus tard du Ju-Jitsu.
L'année 1868 signifiait la fin de la période féodale au Japon. Les autorités interdirent aux Samouraïs le port des armes. Les écoles qui enseignaient les arts de la guerre ne reçurent dorénavant plus de subventions. Les maîtres du Ju-Jistu se virent contraints d'enseigner à tous ceux qui daignaient les payer.
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Le Maître Jigoro Kano... un traditionaliste réformateur. |
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Jigoro Kano, futur fondateur du Judo, nait le 28 Octobre 1860 dans le village de Mikage situé dans la préfecture de Hyogo près de Kobe. Il est le troisième fils de Jirosaku Mareshiba Kano, intendant naval du shogunat Tokugawa. Son père, issu d’une ancienne famille de Samuraï ayant conquis ses quartiers de noblesse sur le champ de bataille, est directement au service du clan le plus puissant du Japon, issu de la branche des Minamoto. Ce clan, à la suite d’un coup d’état en 1615, conquiert le pouvoir qu’il conservera jusqu’en 1867, date de l’effondrement de la société féodale nippone et de la restauration de l’autorité du Trône Impérial sous la dénomination de l’ère de Meiji. |
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Le jeune Jigoro Kano est ainsi
issu d’une caste très privilégiée et passe les premières années de
sa vie dans un environnement très traditionaliste baigné dans le
sacro-saint respect du Bushido, le " Code d’Honneur des Samuraïs ", et de l’étiquette rigide du savoir vivre médiéval. Il ne reste que peu de place pour
des pratiques ancestrales considérées comme rétrogrades sinon passéistes.
A force de patience il parvient malgré tout à découvrir, dans Tokyo,
deux Maîtres jadis renommés : Hachinosuke Masayoshi Fukuda,
professeur de l’Ecole Tenjin Shinyo-ryu et Tsunetoshi Ikubo, professeur
de l’Ecole Kito-ryu. Parallèlement à ses études, le jeune Kano
entreprend donc la pratique assidue de cet " Art des saisies
souples " et, suivant ses enseignants tant universitaires que
martiaux, fait d’immenses progrès. Par la suite, à cause du décès
de Fukuda, il devint alors le disciple direct de Masachi Iso qui détenait
ses secrets de Mataemon Iso, fondateur de l’Ecole Tenjin Shinyo-ryu.
Cette nouvelle passion ne l’empêcha pas d’obtenir sa licence de
lettres
en 1881 ainsi qu’un doctorat de sciences esthétiques et morales en
juillet 1882. Cette année lui fut particulièrement favorable puisqu’il
fut immédiatement nommé Instructeur subalterne à la fameuse Ecole
Gokushuin réservée aux Nobles et Princes du Japon... et qu’elle est également
celle où il décida de créer sa propre méthode de Jujutsu. |
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Dans l’enceinte du temple la
pratique devint plus aisée et le jeune Maître Kano, qui avait alors 23
ans, put compter assez rapidement neuf élèves : Tomita, Higashi,
Nakajima, Matsuoka, Arima, Saigo, Amano et Kai... |
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Le suffixe Do, se traduisant en
chinois par Tao, était alors encore utilisé pour des arts renommés tels
que le Chado (Voie du Thé), le Syodo (Calligraphie), le Kado (Art de
l’arrangement floral), le Ido (Voie de la médecine classique)... et
donnait une toute autre dimension que le terme Jutsu désignant une simple
technique ou une méthode... Ce vieillard était Shosuke
Shirai, un noble très connu de l’ancienne période shogunale qui avait
conservé d’excellentes relations avec plusieurs personnages influents
et hauts en couleurs. Par pudeur il évitait simplement de parler de ses
problèmes pécuniaires et prétendait avoir besoin de calme pour écrire
ses mémoires à l’écart de l’agitation de la Cour Impériale. Il
passait donc ses journées dans une simple chambre meublée à la
japonaise... c’est à dire totalement dénudée de superflu. Plusieurs hautes personnalités
firent assez rapidement honneur au lieu et assistèrent aux cours donnés
par le jeune Maître avec un grand intérêt. En 1883 Kano hérita des
documents secrets (Himitsu) du Kito Ryu et en 1884 ouvrit le premier
" Livre des Serments "* qui était également le relevé
des admissions officielles au Kodokan. Le terme Judo, qui fut également
utilisé jadis par l’Ecole de Jujutsu Jikishin-ryu fut, par la même
occasion, déposé à l’Institut du Ministère de l’Education
Nationale et devint officiellement reconnu. Kano, toujours grâce aux
appuis de Shirai, trouva un poste d’attaché au Ministère de la Maison
Impériale. Par la suite, les membres du
Kodokan étant de plus en plus nombreux, le Dojo déménagera plusieurs
fois. Le fondateur du Judo a toujours réussi
le tour de force, ou de souplesse, de concilier deux cultures aussi différentes,
sinon contradictoires, que celle issue de la tradition japonaise avec
celle de l’occident moderne. Cela permit à plusieurs Maîtres
de disciplines très diverses comme le Jujutsu, le Iaïdo (sabre), le Jodo
(bâton), le Kempo (Art des coups frappés d’origine chinoise) de
maintenir leurs traditions et de trouver un lieu de pratique adapté à
leurs besoins. D’autre part, bien que Jigoro
Kano se soit toujours opposé de son vivant à la compétition sportive
comportant des catégories de poids, il se démenait pourtant comme un
beau diable pour que son Judo devienne une discipline olympique. Ayant
assisté, en 1928, aux Jeux d’Amsterdam il n’aura de cesse, après être
devenu le premier Japonais Membre du Comité Olympique International, de réaliser
ce rêve. Il mourra sur le bateau qui le ramenait de la réunion du Comité
Olympique International qui s’était tenue au Caire, en mai 1938, sans
avoir obtenu satisfaction. De par ce fait, le Maître Kano
affirmait son souhait de ne pas couper le Judo de ses lointaines
origines... fussent-elles chinoises. Enfin, bien que cela ait été modifié
plusieurs fois par la suite, les principes originels du Judo ont été
structurés par le Maître Kano dans le plus pur respect de la tradition
classique ésotérique issus de la conception chinoise taoïste... on
retrouve, bien évidemment, le principe du Wu Wei (non-intervention) ainsi
que celui de l'utilisation du minimum d’effort pour un maximum d’effet
(Seiroku Zenyo en Japonais Shi Gong Ganbei en Chinois) ou utilisation
rationnelle de l’énergie. Mais, ce qui est moins connu, est que le
fondement technique du Judo est fondé sur le Gokyo (Cinq Principes)
correspondant aux " Cinq Eléments " (Cinq Mouvements,
Cinq Agents, Cinq Dynamismes... ) (Eau, Bois, Feu, Terre Métal) se
combinant avec les Huit Energies Célestes (Huit Trigrammes). Le Gokyo originel du Kodokan
comprenait donc quarante techniques permettant tout simplement de relier
l’Homme au Ciel (Ten) et à la Terre (Chi). Le principe Tenchi
(Ciel/Terre), développé par Gigoro Kano, agissant dans l’Homme au
travers des techniques corporelles utiles était donc omniprésent dans le
Judo des origines. Les deux devises du Judo " Seiroku
Zenyo " et " Jita Kyoei ", choisies par le
fondateur, ne laissent aucun doute sur son souhait le plus profond d’élévation
spirituelle de son Art...
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Tout d'abord il faut faire une petite ébauche des idées préconçues pour ensuite en venir au Judo tel qu'il est:
Idées préconçues:
- Le Judo est un sport de combat tel la boxe, la lutte, ...
- Le Judo est une mystérieuse méthode chinoise qui permet de terrasser son adversaire par des prises très dangereuses.- Le Judo est une sorte de mafia
- Le Judo est un entraînement du corps et de l'esprit comme le yoga
Comme vous pouvez le deviner aisément, le judo est tout autre. Le mot judo vient de "Ju" qui signifie souplesse et "Do" qui veut dire le chemin de la voie. Donc le judo est la voie de la souplesse, c'est-à-dire de la non résistance.
Le Judo moderne, c'est-à-dire de 1882 à aujourd'hui, vient du Ju-Jitsu qui date du XVIe siècle. Voici trois légendes expliquant chacune une des différentes sources possibles du Ju-Jitsu:
Le cerisier et le sauleLe créateur était un médecin de l'époque qui avait su combiner diverses techniques de lutte chinoise, projections, luxations, coups pour amener ses patients à développer harmonieusement le corps de ses patients. Cependant, la maladie étant généralement trop forte, il se découragea et abandonna la médecine pour méditer. Après 100 jours de méditation, il sortit et il eut une illumination en voyant les branches d'un cerisier cassé sous la neige tandis que celles d'un saule se pliaient de façon à laisser tomber la neige. Il comprit alors qu'il ne faut pas résister à une attaque, mais plutôt céder, si on vous pousse, vous tirez, ce qui crée un déséquilibre chez l'opposant, ce qui vous est favorable.
Le redoutable secret du moine chinoisEn 1650, plus précisément à EDO (Tokyo de nos jours), il y avait Chen Young Ping qui enseignait la calligraphie et la philosophie aux riches Japonais de l'époque. Un soir, devant se mouvoir d'un point à l'autre dans la ville, il dut accepter l'escorte de trois samouraïs pour assurer sa sécurité. Bien entendu, une attaque survenue, très rapidement les samouraïs furent désarmés et durent engager le combat en corps à corps... À ce moment, Chen Young Ping, avec une rapidité foudroyante, mis en déroute les trois attaquants, ce qui effraya les autres. Les samouraïs impressionnés demandèrent que Chen young Ping leur enseigne son art. Il finit par accepter, cependant il les prit chacun individuellement et enseigna au premier les techniques de projection, au deuxième, les luxations et les étranglements et au troisième, les coups sur les organes vitaux.
La vision de TakenuchiCette histoire parle de Takenuchi Hisamori qui excellait dans l'art du bâton (Jo-jitsu). Soucieux d'améliorer son art, il se retira dans un temple pour s'y donner corps et âme. Il pratiqua continuellement contre un arbre jusqu'à ce qu'il soit exténué, où il dut se reposer au pied de l'arbre. Il avait acquis une grande rapidité et perfection dans les mouvements. Pendant qu'il sommeillait, il eut une vision d'un moine qui lui dit qu'il augmenterait sa rapidité s'il utilisait un bâton plus court, et cet étranger lui montra cinq techniques d'immobilisation. L'homme ne mit pas de temps à appliquer ses recommandations. Il créa le Gokusoky "art de combattre en tenue légère", l'aïki-jitsu et le tam-bô. L'influence de ses derniers ont eu une influence indéniable sur le Ju-jitsu.